Bordeaux Aquitaine Marine

Chronique du 19e siècle

1. Bataille au Verdon - 4 avril 1806

2. 14 août 1811 - prise du brick Teazer par les anglais

3. La coalition attaque Bayonne - 1813

4. Les anglais en Gironde - 1814

5. La compagnie Nanto-Bordelaise - 1840 -------------------- 1. Bataille au Verdon - 4 avril 1806

Six embarcations, expédiées par la frégate anglaise de 40c Pallas, capitaine lord Cochrane, entrèrent pendant la nuit du 4 avril dans la Gironde et, à

3 h du matin, abordèrent le brig de 14c la Tapageuse, capitaine Barrère, qui était à l'ancre sur la rade de Verdon. Surpris par cette attaque,

l'équipage français ne put, pour ainsi dire, opposer aucune résistance : ce brig fut enlevé. Le capitaine Lemaresquier, du brig de 12c le Teazer,

mouillé plus haut, n'eut connaissance de ce coup de main qu'en voyant son compagnon mettre sous voiles. Il appareilla de suite et le canonna, mais

ne put l'empêcher de sortir, car deux frégates anglaises se tenaient à l'entrée du fleuve, et le jusant qui commençait ne lui eût pas permis de

remonter.

La batterie de Graves ne tira pas un coup de canon. Les Anglais ne perdirent pas un seul homme dans cette audacieuse expédition : trois seulement

furent blessés. Le lieutenant de vaisseau Barrère était en service à Royan pendant que le brig qu'il commandait était enlevé. Dès qu'il apprit cet

événement, il revint à Verdon; mais lorsqu'il y arriva, la Tapageuse était déjà sous voiles et il ne put que se rendre à bord du Teazer pour joindre ses

vœux aux efforts du capitaine de ce brig. Dans la matinée du 5 avril, la gabare de 20c la Garonne, capitaine Lacheurié et le brig de 16c la Malicieuse,

capitaine Boissey, furent chassés par la frégate anglaise Pallas, à quelques lieues de l'embouchure de la Gironde. Certains d'être atteints avant de

pouvoir entrer dans le fleuve, les deux capitaines jetèrent leurs navires à la côte où ils furent démolis par la mer.

2. 14 août 1811 - prise du brick Teazer par les anglais

Surpris par le calme, un fort convoi sortit de la Gironde, le 14 août au

matin, sous l'escorte du brig de 12 canons le Teazer, capitaine Papineau,

mouilla par le travers de la pointe de Coudre. La brise s'éleva quelque

temps après au S.-E., mais faible; et d'ailleurs, deux frégates sur la

nationalité desquelles les vigies ne donnaient aucun renseignement

ayant été signalées au large, le capitaine Papineau fit rentrer le convoi

dans le fleuve. Ces frégates, on l'apprit malheureusement trop tard,

étaient anglaises; c'étaient la Diana de 48c, capitaine William Ferris, et la

Semiramis de 42c, capitaine Charles Richardson. N'ayant pu attaquer le

convoi dans la position qu'il occupait au milieu des bancs, le capitaine

Ferris conçut l'audacieux projet de l'enlever dans la Gironde. Vers 4h

30m de l'après-midi, les deux frégates hissèrent le pavillon français et tirèrent un coup de canon.

maquette de la frégate anglaise de 38 canons Diana

construite en 1794, vendue à la marine hollandaise en 1815

Le trop confiant capitaine Papineau se laissa prendre facilement à cette

ruse, employée si fréquemment en temps de guerre. Il vit dans cette

démonstration la demande d'un pilote faite par des Français, et il leur en

envoya un dans sa propre chaloupe. Cette embarcation, on le pense

bien, ne revint pas. Peu après, le convoi et les frégates louvoyaient dans les passes; ces dernières laissèrent tomber l'ancre entre Cordouan et la

pointe de Grave; le brig et les navires du commerce mouillèrent à quatre milles plus en dedans, auprès du brig de 16c le Pluvier, capitaine Dubourg,

stationnaire de Royan.

Dès que les frégates furent à l'ancre, elles dirigèrent leurs embarcations sur les navires du commerce". Mais l'heure choisie, favorable en ce qu'elle

permettait de laisser ces navires aller en dérive avec le courant, dès qu'ils ne seraient plus retenus par leurs ancres, cette heure convenait moins aux

canots qui avaient à refouler ce courant pour atteindre le mouillage du convoi. Aussi arriva-t-il que la crainte de ne pouvoir remplir sa mission avant

le jour, détermina l'officier qui commandait l'expédition à rebrousser chemin. Cette contrariété ne rebuta pas les capitaines anglais; à 6h du matin,

ils mirent sous voiles et remontèrent le fleuve.

L'absence prolongée de la chaloupe du Teazer, qui n'était pas encore de retour, n'inspira aucun soupçon aux capitaines Papineau et Dubourg; ce

dernier officier se rendit même à bord de la Diana, et il ne reconnut son erreur que lorsqu'il fut sur le pont. Sans perdre un seul instant, le capitaine

Ferris aborda le Teazer dont l'équipage, désireux de reconnaître les nouveaux arrivés, était groupé sur le pont. Jeter à bord un détachement,

s'emparer du brig et l'appareiller fut l'affaire d'un moment. De son côté, le capitaine Richardson se dirigea sur le Pluvier.

Mais, témoin de l'enlèvement du Teazer, et en l'absence de son capitaine, le premier lieutenant Page n'attendit pas cette frégate; il fit couper les

câbles, et le courant ne lui permettant pas de remonter, il échoua le brig à 800 mètres de la batterie de Royan. Les boulets de la Semiramis

accompagnèrent le Pluvier, et la détermination prise par l'enseigne de vaisseau Page n'ayant pas arrêté le capitaine anglais, il fit évacuer le brig. Le

premier canot était à peine débordé, que quatre embarcations de la frégate se dirigèrent sur le Pluvier. Une bordée leur fut envoyée; cette dernière

démonstration ne les fit pas plus rétrograder que le feu de la batterie de terre ne leur avait causé d'hésitation. Les Anglais prirent possession du

brig; toutefois ils n'essayèrent pas de le relever, et ils l'incendièrent. La Semiramis rejoignit ensuite la Diana, qui était déjà au bas du fleuve avec le

Teazer.

3. La coalition attaque Bayonne - 1813

Extrait du livre de Jean Baptiste Bailac, Nouvelle chronique de la ville de Bayonne, par un Bayonnais, imprimé chez Duhart- Fauvet,Bayonne,1827,p366 bis.

On embossa au milieu de l'Adour, un peu au dessous du poste avancé de Sabalce, une corvette de vingt-quatre canons, nommée la Sapho, pour battre de revers et d'écharpe les bords et tout le terrain en avant de l'inondation, ainsi que les postes avancés et la digue. On avait armé également vingt chaloupes canonnières, portant chacune quatre canons de 18 et de 24. Six de ces chaloupes mouillèrent à portée de la Sapho, pour soutenir et fortifier son feu. Six autres allèrent joindre au Boucau un petit bâtiment de douze canons, appelé le stationnaire, chargé d'observer la rive gauche, et d'interdire l'entrée de la rivière à tous les petits bâtimens. Le 23 février, à sept heures et demie du matin, l'ennemi démasque une batterie de sept bouches à feu de gros calibre, qu'il a élevée sur la rive gauche de l'Adour, au fond de l'anse de Blancpignon. Le feu de cette batterie se dirige sans interruption, au descendant de la marée, contre la Sapho , qui, prise dans le sens de sa longueur et en partie d'écharpe, ne peut riposter un seul coup avec avantage, ni remonter l'Adour. Le capitaine Ripaud, brave officier, qui s'est distingué dans l'Inde, est blessé mortellement, et meurt peu d'heures après. Treize hommes de l'équipage sont tués, beaucoup d'autres blessés plus ou moins grièvement. C'est à midi et demi seulement que ce malheureux bâtiment rentre à la remorque dans l'intérieur du port. Les six chaloupes canonnières ont échappé à leur destruction en gagnant la rive droite. En vain, dès le commencement de l'action, les redoutes des Fusiliers et de la Pointe supérieure, la batterie basse de l'Adour, les batteries du bastion de la citadelle, et de la contre-garde en avant, ont réuni tous leurs feux contre l'ennemi ; celui-ci est hors de portée, ou couvert par d'épaisses dunes. En même temps, d'innombrables fusées à la Congrève sont lancées en partie sur la ville, qu'elles ne peuvent atteindre à cause des vents contraires, en partie sur le parc de la marine, où elles ne causent aucun dommage, quoique cet établissement regorge de matières combustibles. Dans la matinée du même jour, le canon tiré au Boucau annonce une autre attaque. En effet, quelques barques légères, venues de Biarritz, de Bidart et de Saint-Jean-de-Luz, débarquent des troupes sur la cote nord, tandis que d'autres embarcations traversent la rivière entre la tête des jetées en maçonnerie et la mer. En vain les six chaloupes et le stationnaire essaient de contrarier ces opérations. Sur les cinq heures de l'après-midi, deux bataillons sortent de la citadelle pour attaquer l'ennemi, qui avait déjà réuni plus de 6.ooo hommes sur la rive droite. Après une escarmouche assez vive, et une perte d'environ 2oo hommes, ces deux bataillons profitent de la nuit pour se retirer. Les chaloupes canonnières, dont une avait sauté par accident, et le stationnaire, regagnent le port en même temps. Pendant la nuit du 23 au 24, l'ennemi continue à débarquer des troupes sur la rive droite de l'Adour. Elles se répandent autour de la citadelle, et occupent tous les débouchés qui y conduisent. Dans l'après-midi, les grandes routes de Toulouse et de Bordeaux sont interceptées par des postes de cavalerie. Néanmoins le courrier de la malle, expédié ce jour-là de Bayonne pour Bordeaux, parvient à suivre sa destination. Le soir, l'investissement de la place est effectué de tous les côtés par une armée d'environ 3o,ooo hommes.

4.  Les anglais en Gironde - 1814

extrait de l'ouvrage de l'amiral Troude - Batailles Navales de la France - Challamel aîné, Paris, 1867, t4, 181.                Nous sommes fin mars 1814, à quelques jours de l'abdication de Napoléon I (6 avril). La flotte anglaise de l'amiral Penrose entre dans la Gironde pour soutenir la progression de l'armée anglaise à terre ... le vasseau de 82c le Régulus (Cdt Raynaud) en action, en 1809, contre les anglais. La division de Rochefort était mouillée, partie au Saumonard, partie à l'île d'Aix, pour prêter son appui à cette île et à celle d'Oléron. Cette position ne pouvait être conservée. On se décida à abandonner cette dernière île à ses propres ressources, et à réunir tous les bâtiments pour concourir plus efficacement à la défense de l'île d'Aix et à celle du port de Rochefort lui-même. La marche des alliés fit bientôt modifier cette détermination, et le contre-amiral Jacob reçut l'ordre de prêter exclusivement assistance à la ville. A cet effet, il fit entrer ses bâtiments dans la Charente et les échelonna de la manière suivante. Le Triomphant fut placé aux Vergeroux, d'où il battait depuis la hauteur de Charas jusqu'au pont du Grand Vergeroux. L'Océan prit poste à l'avant-garde du port pour battre d'un côté, la route de Martrou depuis la porte de la ville jusqu'au passage, et de l'autre, toute la prairie de Rosne et la hauteur de Martrou. Le Foudroyant, placé à l'arrière-garde, balayait d'un côté, le coude de la route de Charente, de l'autre, la prairie de Rosne, les routes de la Cabane carrée et de Surgère. Le Patriote fut mouillé entre le moulin et le chenal de Fichemars, commandant ainsi les routes de Charente et de Surgère, et une partie de la prairie de Rosne. Enfin, la corvette la Bayadère prit poste au passage de Charente, enfilant la route de Saintes dans toute sa longueur. La frégate la Saal seule resta sur la rade. Ces positions occupées, la division navale donna 570 marins à l'île d'Aix et aux diverses batteries de la rade.        Ces dispositions furent inutiles. La direction suivie par l'ennemi laissa bientôt entrevoir ses projets, et le maréchal Soult, estimant qu'il fallait mettre au premier rang les moyens de défense que la marine pouvait offrir, demanda l'envoi d'une flottille dans la Gironde. On lui donna dix canonnières ou bateaux-canonniers qu'il échelonna de Saint-André de Cubzac à Blaye. Le vaisseau de 82c le Régulus, capitaine Reynaud, les brigs de 16c le Java, le Malais et le Sans-Souci qui étaient déjà dans le fleuve, furent embossés auprès de la batterie des Méchers ; toutes les batteries de la côte du Médoc avaient été détruites. Une partie de l'armée anglaise avait franchi la Dordogne et manœuvrait pour passer sur la rive droite de la Gironde. Le 21 mars, le contre-amiral anglais Penrose entra dans ce fleuve avec le vaisseau de 82c Egmont, trois frégates, une bombarde, trois brigs et un cutter, et jeta l'ancre en dedans des Marguerites ; le soir même et le lendemain, il fit lancer des bombes sur les bâtiments français, et il remonta ensuite jusqu'à Pauillac. Sa présence à ce mouillage, et l'abandon de Saint-André de Cubzac par les troupes françaises obligèrent la flottille à changer de position. Le capitaine de frégate Constantin (Jacques) la conduisit à Royan pendant la nuit du 31. Attaquée dès 5h du matin par des embarcations anglaises, elle engagea une canonnade vive et soutenue à la suite de laquelle toutes les embarcations qui la composaient se jetèrent à la côte au Bernu. Trois d'entre elles furent détruites par leurs propres équipages; les autres tombèrent au pouvoir de l'ennemi. Les bâtiments français n'étaient plus en sûreté dans la Gironde, car les Anglais s'étaient établis à Mirambeau, et il leur devenait facile de prendre la batterie des Méchers à revers. Dans l'impossibilité de conserver le vaisseau et les brigs placés sous ses ordres, le capitaine Reynaud exécuta ses instructions et, le 7 avril, il les livra aux flammes.

5. La compagnie Nanto-Bordelaise - 1840

En 1839 se crée " La Compagnie de Bordeaux et de Nantes pour la Colonisation de l’Île du Sud de la Nouvelle Zélande et ses Dépendances".  L'objet déclaré de cette compagnie composée de négociants bordelais et nantais est de fonder une colonie française sur l'île du Sud en Nouvelle- Zélande. Son instigateur est un certain Jean-François Langlois qui a négocié un accord en ce sens avec des chefs maoris. Qui était cet homme ? Il commandait le baleinier Cachalot qui pêchait fréquemment la baleine au large des côtes australiennes et néo-zélandaises, puisqu'il capturât 45 baleines entre 1837 et 1839. Il n'était pas le seul français, puisqu'on estime à environ 60 navires la flotte française dans la région. Il estima naturellement qu'il serait intéressant d'avoir une base dans cette région. navires français devant le port de Akaroa. A cette époque l'île du Sud n'a pas encore été annexée à l'Angleterre, et il décide donc de négocier avec les chefs maoris de l'île qui lui accordent la possession d'une partie de l'île (la péninsule de Banks) moyennant la somme de 1.000 francs payés en marchandises, soit deux manteaux, six pantalons, douze chapeaux, deux paires de chaussures, deux chemises et un pistolet. En mai 1939, il retourne en France et parvient à réunir quelques négociants pour créer la Compagnie Nanto-Bordelaise, comme on la surnomme. Le 11 décembre 1839, il obtient l'appui du roi Louis-Philippe qui lui alloue un baleinier de 500 tonnes, le Mahé. Ce baleinier va être renommé Comte de Paris, en hommage au petit-fils du roi. Langlois envoie immédiatement le navire en transformation à Rochefort pour pouvoir transporter les futurs colons. Parallèlement à cette action, le gouvernement français décide d'envoyer en février 1840, la corvette Aube, commandée par le capitaine de frégate Lavaud et ayant à son bord Aimable Langlois, le frère de Jean-François. Lavaud a en outre le titre de "Commissaire du Roi". Un total de 63 colons (dont 9 allemands) va embarquer et quitter Rochefort le 8 mars 1840. Pas pour longtemps car le remorqueur qui le sort de Rochefort heurte un banc de sable et le Comte de Paris s'échoue. Il faut débarquer provisoirement la cargaison et le départ effectif a lieu dix jours plus tard. Le voyage va durer près de cinq mois, le navire s'avérant médiocre marcheur. Il devra en outre essuyer une terrible tempête, devant les côtes de Tasmanie, dans la nuit du 11 juillet, des éclairs brisent le mât de misaine et le mât de hune manquant de faire chavirer le navire. Le Comte de Paris arriva finalement à Akaroa le 13 août, avec trois colons en moins, morts pendant le voyage. Ce que l'équipage et les passagers ignoraient en arrivant, c'est qu'ils venaient d'arriver dans une nouvelle colonie anglaise, car les chefs maoris venaient de signer avec l'Angleterre le traité de Waitangi qui affirmait le pouvoir de l'Angleterre sur l'île Sud. Les anglais offrirent donc aux colons de les transporter à Tahiti ou aux îles Marquises, mais aucun d'eux n'accepta. Les gouvernements français, représenté par le capitaine de frégate Lavaudin, et anglais, représenté par un magistrat à bord du Britomart, parvinrent en 1841 à un accord garantissant la possession des terres que Langlois avait acheté. Les français restèrent donc sur place et s'intégrèrent par la suite à la population néo-zélandaise. mémorial commémorant l’arrivée des français à Akaroa. Un second navire, le Monarque, apporta un nouveau contingent de colons français en 1850. Quand à Jean-François Langlois, il reprit la pêche à la baleine avec le Comte de Paris. Il était de retour à Bordeaux en octobre 1942 avec une quantité de baleines insuffisante pour couvrir ses frais. L'aventure de la Cie Bordo-Nantaise se termina en 1849 par sa liquidation. Ses actifs furent vendus à la New Zealand Company. Alain Clouet Bibliographie - Dictionnary of New Zealand Biography – Vol 1, 1990 - Buick, T. L. The French at Akaroa. Wellington, 1928 - Foster, B. J. - Akaroa, French settlement at, Te Ara Encyclopedia of New Zealand 1966. - Du Pasquier, J. T. Les baleiniers français au XIXe siècle. Grenoble, 1982 - Faivre, J.-P. - L'expansion française dans le Pacifique de 1800 à 1842 - Paris, 1954 - Tremewan, P. - Introduction and notes to Akaroa by C. F. Lavaud - Christchurch, 1986 - Nanto-Bordelaise Company - in New Zealand Yesteryears nota :Le souvenir du voyage du Comte de Paris est entretenu de nos jours par le "Comte de Paris Group" dont voici le logo et l’adresse internet : (http://www.comtedeparisdescendants.org.nz/ )
Bordeaux Aquitaine Marine - (c) tous droits réservés 2012-2018 - Alain Clouet - contact : dossiersmarine@free.fr